L’île d ‘Oléron et le continent sont séparés par un bras de mer large de plusieurs kilomètres.
Afin d’améliorer les échanges qui s’effectuaient par bateaux, une liaison maritime a été mise en place entre Ors (côté île) et Le Chapus (côté continent) après la deuxième guerre mondiale, en 1949. Les bacs transbordeurs assuraient ainsi un service régulier indépendant des marées.
Mais face à l’augmentation du trafic, le Conseil Général décide de construire un pont d’environ 3 kilomètres, ouvrage en béton précontraint qui sera le viaduc le plus long de France (jusqu’en 1974, année de mise en service du pont de Saint-Nazaire).
Les travaux commenceront en mai 1964 et vont s’échelonner sur 2 années. Le vieux rêve de relier les deux rives du coureau est enfin réalisé. Le passage sur l’ouvrage sera toutefois payant : une gare de péage est édifiée sur la pointe de Sinche à l’Ouest de Marennes.
L’ouvrage est une prouesse technique, l’entreprise CAMPENON BERNARD emploie 200 ouvriers et ingénieurs, 860 voussoirs seront assemblées pour 3027 m de longueur sur 46 travées. L’intérieur des caissons accueille une conduite d’eau potable, les réseaux de téléphone et d’électricité…
Pour l’inauguration philatélique de l’ouvrage le 18 juin 1966, un timbre avec « premier jour » à BOURCEFRANC LE CHAPUS et au CHATEAU D’OLÉRON sont mis en vente.
La cérémonie officielle présidée par André BORE, secrétaire d’État à l’Intérieur, se déroulant le 21 juin.
De nombreux documents (cartes postales, enveloppes) illustrent cet ouvrage qui va fêter bientôt son 60ème anniversaire.
Une simple enveloppe avec recommandation, telle que ci-dessus, n’a pour atout visuel que la propreté des oblitérations. Cependant si par curiosité on effectue une petite recherche des tarifs postaux en usage en 1943, on s’aperçoit que cette correspondance semble insuffisamment affranchie. En effet, en 1943 le tarif postal en vigueur était celui du 5 janvier 1942 : la lettre simple 1F50, recommandation 3F en sus.
Alors pourquoi cette enveloppe comportant un timbre-poste qui correspond uniquement au montant de la recommandation n’a-t-elle pas été taxée pour affranchissement insuffisant?
En application stricte du tarif postal, l’affranchissement est effectivement insuffisant, pourtant le postier ayant traité cette correspondance n’a pas commis de négligence : il a appliqué le tarif postal pour la recommandation mais il a également appliqué la réglementation en vigueur relative à la Sécurité Sociale. En effet, depuis sa création jusqu’à la loi du 27 janvier 1987, les correspondances destinées à la Sécurité sociale bénéficiaient de la franchise postale pour la lettre simple.
Nous avons donc là un affranchissement particulier où le port est gratuit et la recommandation voulue par l’expéditeur est payante.
Nos amis anglais (certains diront nos meilleurs ennemis), ne manquent pas une occasion de se moquer des français, en voici encore un exemple… ce courrier est parti le 12 mai 1870 de OUNDLE en Angleterre, il est adressé à Adolphe HUTEAU, place du marché aux herbes à Saint-Jean d’Angely.
On notera au passage l’annulation 601 du timbre (le killer) One Penny à l’effigie de la reine Victoria, et l’ambulant « ANGL – AMB CALAIS » en rouge.
En dépliant le courrier, on découvre un extrait du journal Punch, or the London Charivari daté du 7 mai 1870 montrant Napoléon III demandant à madame la France « Madame ne s’opposera pas, j’espère, à deux vies dans le bail » sous le texte « renouveler le bail ». Et la France sous la forme de la secrétaire avec sa cocarde de répondre « hm ! je suppose que je ne peux pas m’y opposer »
Quelques précisions sont utiles :
Le magazine Punch a été fondé en juillet 1841, et emploie un ton humoristique voire sarcastique. Il vise toutes les classes sociales, parfois avec une certaine cruauté et une forme de racisme. Les dessins satiriques ont toujours émaillé les parutions, sans limite ni pour le pouvoir anglais, ni pour les voisins. Il atteignit son pic de vente en 1947 avec plus de 180 000 exemplaires. L’humour britannique s’essoufflant en 1992, c’est l’homme d’affaires Mohamed Al-Fayed qui le rachète pour finalement l’abandonner en 2002.
Que s‘est-t-il passé en mai 1870 ? Napoléon lance un plébiscite sur la question suivante : Le peuple approuve t’il les réformes libérales opérées par l’Empereur avec le concours des grands corps de l’État, et ratifie le senatus-consulte du 20 avril 1870 ?
Il s’agit pour Napoléon III de réaffirmer son lien privilégié avec le peuple. De plus, il veut faire reconnaître que cette évolution libérale du régime impérial est le fruit de sa volonté. Au-delà d’une approbation des réformes, il s’agit aussi d’un enjeu dynastique, car Napoléon III veut transmettre la couronne à son fils Napoléon-Louis et ce, dès que le jeune prince aura atteint ses 18 ans. L’Empereur sollicite donc les électeurs conservateurs des campagnes pour stopper l’opposition républicaine et libérale. Ce faisant, il divise aussi l’opposition.
Le résultat qui tombe le 8 mai 1870 est au-delà des espérances du dirigeant avec plus de 82% pour les réformes. Napoléon III estime que les Français ont tranché entre la révolution et l’Empire. Mais il profite peu de son triomphe du fait de l’aggravation de son état de santé (l’empereur doit être de toute urgence opéré de la vessie afin de lui éviter de succomber à une crise d’urémie). Les médecins au chevet de l’empereur ne parviennent cependant pas à se mettre d’accord sur les modalités de l’opération sauf à cacher à l’empereur la gravité de sa maladie.
Le 19 juillet, la guerre est déclarée à la Prusse. La défaite militaire est l’unique raison qui conduira à la révolution parisienne du 4 septembre suivant, défaite qui a longtemps servi à qualifier le règne de Napoléon III.
La France ne connaîtra pas d’autre référendum avant 1945, et son fils ne règnera jamais…
Courant 1873, le bureau de poste de Saint Genis de Saintonge a été doté d’un timbre au type 17 en remplacement de son timbre à date au type 16.
type 16
type 17
Dans le bulletin mensuel des Postes de Mai 1875 il était mentionné que « le numéro du département sera à l’avenir remplacé par le nom du département, mesure a effet immédiat pour les nouveaux bureaux de poste et au fur et à mesure des timbres à date au type 17 devenus hors d’usage».
Courant mai 1876 le bureau de Saint Genis reçu le nouveau timbre à date au type 18 avec le nom du département en abrégé CHTE –INFRE (28 mai 1876 est la première date actuellement connue). Cette dotation soulève plusieurs questions :
– Pourquoi ce bureau a-t-il été parmi les tout premiers bureaux à recevoir un timbre à date au type 18 alors que le bureau avait été doté du type 17 depuis à peine trois ans?
– Pourquoi le libellé de ce timbre à date est « Saint Genis de Villefranche » ?, confusion d’un service de l’administration des Postes avec le nom du bureau de Saint Hilaire de Villefranche qui jusqu’en 1865 s’appelait Saint Hilaire de Saintonge ?
– Lorsqu’un bureau recevait un nouveau matériel, il devait retourner l’ancien sans délai. Pourquoi le receveur du bureau de Saint Genis a-t-il retourné son timbre à date au type 17 au service du matériel et utilisé le type 18 erroné, tout en signalant très rapidement l’erreur car le 22 juin 1876 (peut-être même quelques jours avant) le bureau utilisait un nouveau timbre à date au type 18 correctement libellé « Saint Genis de Saintonge » ?
type 18 erroné
type 18 définitif
S’il est impossible d’apporter une réponse à ces questions, quelques lettres très rares ont permis de mettre en lumière une erreur de fabrication d’un timbre à date, erreur rarissime à une époque où l’administration postale était très soucieuse de ses deniers et de son sérieux.
Saint Genis de Villefranche 28 mai 1876 – type 18 erroné
Saint Genis de Villefranche 12 juin 1876 – type 18 erroné
Dans le centre-ville royannais, on créa un tramway hippomobile dans le parc, qui resta une ébauche peu utilisée. En 1885 et jusqu’en 1891, il reliait les stations de Pontaillac à l’ouest (devenu le quartier « chic »), au Parc de Royan à l’est, où se côtoyaient les villas Belle-Epoque.
Le premier tramway, très rudimentaire, relia dès 1874 la Grande Côte au nord de Royan, au Galon d’Or (plage de la Côte sauvage), au-delà du Phare de la Coubre, puis Ronce-les-Bains, à la pointe de la Presqu’île d’Arvert. Fonctionnant à la demande, il ne servait qu’à quelques initiés.
Ce tramway fut construit pour faciliter la circulation le long de la côte sauvage, où les dunes de sable évoluant au gré des marées rendaient le cheminement des hommes et des bêtes très compliqué.
A cette époque, l’avancée du sable dans les terres inquiétait la population locale : les villages étaient menacés, l’estuaire de la Seudre se comblait peu à peu. Ce qui justifia la plantation de forêts de pins maritimes, de pieux et branchages tout le long de la côte atlantique.
La décision fut donc prise de créer ce tramway tiré par des chevaux, ce qui protégeait la forêt hautement inflammable, puisque balayée par des vents violents.
Le tracé couvrait une distance de 23 kilomètres, depuis la Grande Côte jusqu’au Pertuis de Maumusson en face de l’île d’Oléron, en pleine forêt, et desservait sur le parcours cinq maisons forestières, qui abritaient des écuries. Il fallut attendre 1913 pour que la ligne soit prolongée jusqu’à Ronce-les Bains, à l’extrémité de la presqu’île d’Arvert. L’écartement des rails était de 1,01m avec rails à patins en fer posés sur des traverses en pin (plus rarement en chêne).
A partir de 1903, furent menés des essais de traction avec automotrices à pétrole. Cette ligne de tramway forestier fut au final rapidement abandonnée. La demande était plus forte pendant la saison estivale, dans des proportions moindres puisqu’il fallait obtenir l’aval de l’administration et réserver une voiture pour son utilisation avec chauffeur, en prévoyant l’heure de départ. La ligne fonctionna épisodiquement jusqu’en 1923. C’est à cette époque que survint l’événement qui allait redonner vie au tramway de Royan : la location à la société Decauville d’un tramway à vapeur sur des rails d’un écartement de 0,60m.
Lors de l’exposition universelle de 1889, le maire de Royan, Frédéric GARNIER, fut enthousiasmé par la découverte du petit train. Il informa son conseil municipal que Decauville était prêt à installer son tramway à Royan. Après de multiples tractations, la construction démarra en juin 1890. Le trajet couvrait au départ la distance de la gare à Pontaillac, en passant par la grande conche de Royan.
L’inauguration eut lieu en août 1890 en présence du Ministre des Travaux Publics, Monsieur Yves Guyot, du Maire Frédéric Garnier et bien entendu de Paul Decauville.
Cinquante trains circulaient chaque jour, toutes les 15 minutes, de 8h à 20h. le prix du transport était de 0,25 francs en seconde classe et 0,50 francs en première.
En octobre 1890, le tramway avait transporté près de 162 000 voyageurs. En 1891, du matériel neuf fut livré, les arrêts étaient prévus toutes les 12 minutes et le trajet fut prolongé jusqu’à Saint Georges de Didonne.
Les difficultés financières de la société Decauville conduisirent les élus de la ville à demander en 1894 la rétrocession de l’exploitation à une nouvelle société créée pour l’occasion : la Société Générale des tramways de Royan.
Sur la grande côte également :
Le prolongement du trafic jusqu’à la Grande Côte fut mis en œuvre en 1896 par la signature d’un décret d’utilité publique entre le Préfet et la nouvelle Société du Tramway de la Grande Côte de Royan. En 1897, une convention entre les deux sociétés et acceptée par le préfet, décida que l’administration du tramway sur la totalité du parcours serait commune et gérée par la société de Royan. Ce qui fut confirmé par un décret en 1903.
Les comptabilités devaient rester cependant distinctes. L’exploitation n’en était obligatoire qu’en été, entre juillet et septembre, avec 4 voyages par jour. Les trains quittaient donc Saint Georges de Didonne pour la Grande Côte, et étaient littéralement pris d’assaut, sur une longueur totale de plus de 15 kilomètres.
Le service reprit après la Guerre de 1914, et le tramway de Royan devint une attraction extrêmement populaire, qui fit la renommée de la ville dans l’entre-deux guerres.
Le tramway forestier :
Le but de l’allongement de la ligne était de permettre le voyage jusqu’à la pointe de la presqu’île d’Arvert à la Tremblade. La première partie du trajet fut d’abord accepté jusqu’à Ronce-les Bains.
Le premier train comportait 4 tombereaux basculants, un wagon plat et 1 voiture fermée à voyageurs au nouvel écartement. Des écuries étaient prévues pour les chevaux affectés aux voyageurs, comme à ceux de l’Administration.
Le trajet commençait à la grande Côte, et remontait le long de la côte, par La Palmyre, le phare de la Coubre, le Galon d’Or et jusqu’à Ronce. Des restaurants furent ouverts sur le parcours.
L’inauguration eut lieu le 28 juin 1924, date du centenaire de la forêt de la Coubre. A cette époque, la traction à vapeur ou à charbon n’est pas autorisée. Seuls la traction animale, le pétrole, l’électricité ou l’essence pouvaient être utilisés. La capacité de chaque voiture est de 50 personnes et la vitesse maximale de 25 kilomètres/heure.
Des automotrices furent commandées, puisque la vapeur n’était pas autorisée. C’est l’entreprise Campagne, spécialisée dans la fabrication de draisines, qui fut sollicitée. Les deux séries répondaient au même cahier des charges : moteur à essence, avec des sièges en bois pour la première série, en cuir rouge pour la seconde. Elles ne pouvaient tracter que deux voitures.
Le tracé sur de longues distances plates était adapté à ces automotrices, tandis que le circuit dans la ville de Royan, qui obligeait à de nombreux changements de vitesse, ne répondait pas à leurs capacités.
La concession prendra fin en 1944, après l’arrivée des premiers autocars, qui remplacèrent au printemps des wagons ouverts et seulement pourvus de rideaux, ce que les voyageurs n’acceptaient plus pour des raisons de confort.
En janvier 1945, Royan fut détruite à 85% par les bombardements des alliés et les voitures très abîmées, ne purent être sauvées. Les matériels restants furent récupérés par un ferrailleur en 1948.
merci à Magali pour cet article, sans oublier Christian et Denis…
Maire de PONS de 1876 à 1919, Emile COMBES est un personnage incontournable de cette ville. Élu également sénateur radical-socialiste de la Charente-Inférieure en 1885, il entre au Ministère de l’Instruction Publique en 1895, et en 1902 il est nommé Président du Conseil. On lui doit notamment en 1905 une loi de séparation des églises et de l’Etat.
Communément appelé « le père Combes » en raison de son éducation de séminariste, il fait preuve d’un anticléricalisme marqué, allant jusqu’à un conflit avec le Vatican. Sous son autorité, de nombreuses congrégations religieuses sont interdites d’enseigner…
Souvent caricaturé dans les écrits, journaux et périodiques, mais souvent également mis en avant par son action, on le retrouve sur de nombreuses cartes postales.
son ancienne maison rue Gambetta:
Son action politique s’est arrêtée en 1921, il était encore sénateur à son décès. Un monument imposant lui est dédié dans le centre-ville de PONS, inauguré en grande pompe par des centaines de personnalités.
« La recommandation est une formalité qui consiste dans le dépôt d’un objet de correspondance au guichet d’un bureau de poste contre récépissé. Cet objet, moyennant la perception d’un droit, ne sera remis qu’au destinataire après la signature d’un reçu ». Cette définition se traduit plus simplement en langage courant par colis ou lettre recommandée. Pendant la seconde guerre mondiale, les postiers ne pouvant utiliser registres et étiquettes de recommandation durent employer le système D pour le marquage des objets recommandés. Depuis, l’habitude a été prise de les nommer simplement « recommandés provisoires ».
La seconde guerre mondiale et parfois jusqu’en 1949 fut une période de difficultés d’approvisionnement en tout genre, nourriture, vestimentaire, carburant, … et entre autre, d’épuisement des stocks de papier. La presse écrite fut contrainte de réduire le format des journaux, de limiter le nombre de pages, quand ils ne furent pas réduits à une simple feuille imprimée recto-verso. L’imprimerie nationale fut bien évidement touchée par cette pénurie de papier et autre matières nécessaires à ses fabrications.
C’est dans ce contexte que le 31 octobre 1942, La Direction Générale des Postes annonçait par la voie du Bulletin Officiel (aujourd’hui Journal Officiel) la mise en place de nouveaux registres imprimés sur papier blanc, comportant des étiquettes non gommées et l’administration conseillait même dans certaines circonstances d’utiliser les bandes vierges des feuilles de timbres.
A cette première difficulté, s’ajouta celle de faire parvenir ces registres à nombre de bureaux. Le manque d’approvisionnement obligea les postiers à utiliser des découpes dans les espaces vierges des registres, d’utiliser les étiquettes d’expédition de liasses, etc
St Jean d’angély – Recommandé provisoire du 28 .2.1945
Certains bureaux de poste ont fait confectionner des cachets spécifiques. On rencontre également un cachet représentant un grand R de type bouchon. Ce dernier cachet se retrouve sur des correspondances émanant de divers bureaux. La similitude de ces cachets laisse penser qu’il s’agit d’une dotation de l’Administration.
Pons – Recommandé provisoire du 8. 8 .1946 utilisation d’un cachet type bouchon
Saint Porchaire – Recommandé provisoire du 27.10. 1945 – Bas de feuille de timbres portant la mention « PTT Cotisation assurances sociales » + griffe du bureau
Saint Savinien – Recommandé provisoire du 15.4.1947 – griffe du bureau
Saintes – Recommandé provisoire du 8.5.1946 – inscription manuelle de la recommandation
Saintes – Recommandé provisoire du 6 .7.1946 – Griffe du bureau
Saintes Recommandé provisoire du 14/6/47 Griffe SAINTES LR -PLR G3 – OPR n°
Sur les 294 bureaux de poste du département existants alors, on a en actuellement dénombré 81 ayant eu recours à la recommandation provisoire, soit 27% des bureaux. Ce sont naturellement les bureaux de poste d’agglomérations importantes qui furent les premières en rupture de registres et d’étiquettes de recommandation, mais c’est surtout à partir de 1945 avec la reprise de l’activité économique que la pénurie s’est considérablement développée. Conséquence d’une inflation galopante on trouve neuf tarifs et 300 timbres-poste différents ayant pu servir à l’affranchissement. Seule une étude approfondie et à grand échelle permettrait de déterminer quel est le type de recommandation le plus rare, de la recommandation provisoire ou la recommandation avec étiquette normale.
Dans les années 1930, Paul Métadier maire de Royan souhaitait un grand développement touristique pour Royan et ses environs et jugeait l’appellation de «Charente inférieure » incompatible avec son dessein. L’élu s’est battu quinze ans en multipliant les courriers aux Maires, aux Préfets, aux Ministres. Sur ses fonds propres, il fit même imprimer une affiche expédiée à toutes les mairies du département, ainsi que des affiches de propagande :
Le temps passant sans résultat, il eut l’idée au début de 1939 de créer un nouveau tampon pour la ville de Royan comportant la mention Charente Maritime et en informa la presse régionale et nationale. La presse relata le fait et le combat du maire de Royan, ce qui eut pour conséquence que l’assemblée nationale vota en juin 1939 en faveur de l’appellation Charente Maritime. Malheureusement le 3 septembre la France et Angleterre déclaraient la guerre à l’Allemagne avant que le Sénat ne vote à son tour en faveur de « Charente Maritime ». Finalement ce sera Pétain qui signera la loi le 4 septembre 1941 qui tenait en une simple phrase : « Le département de Charente inférieure est autorisé à porter à l’avenir le nom de Charente Maritime ».
En cette période de guerre, il faudra un certain temps pour que soit effective la fabrication et la mise à disposition de nouveaux timbres à date dans l’ensemble des bureaux de Poste. L’enveloppe ci-dessus, postée à Rochefort et datée du 23 avril 1942 est la plus ancienne actuellement connue avec la mention « Charente Maritime » dans le timbre à date.
la Ville de SAINTES a toujours eu avec son fleuve un rapport intime. Tantôt lieu de promenade, de pêche, de navigation, de développement avec les gabares, tantôt synonyme de catastrophes avec les débordements du lit Majeur. La pente du fleuve étant quasi nulle jusqu’à l’océan, et les effets de la marée se faisant ressentir très à l’amont, les inondations deviennent rapidement spectaculaires, envahissant les rues basses de la Ville.
Certaines crues sont restées dans les mémoires:
– en 1882 avec une cote de 6m83,
– le 18 février1904 elle atteint la cote de 7m25,
– en 1982, la Charente arrive à la cote 6m84. cette épisode reste gravé dans les mémoires actuelles avec des travaux sur l’avenue de Saintonge afin de réhausser la route en pleine crue. les quartiers Saint-Pallais et une partie du Centre-Ville sont inondés. c’est une crue centennale;
– en janvier 1994, la crue est de nouveau de grande ampleur, elle reçoit la visite du Président de la République François Mitterand qui se rend sur les lieux accompagné du Maire Michel BARON. la carte ci-après parle d’elle-même « vous allez gauger, Mr le Président »…
et la romancière Madeleine CHAPSAL, photographiée ici rue Saint-Maur:
En novembre 1866, un nouveau poinçon gravé en acier à l’effigie de Napoléon III la tête ceinte d’une couronne de lauriers est réceptionné par l’atelier de fabrication des timbres-poste. Cette nouvelle effigie est destinée à remplacer celle en usage depuis 1853 pour les moyennes valeurs (10, 20, 40, 80c), auquel vient désormais s’ajouter un 30c. En janvier 1867 le 30c est d’ailleurs le premier émis à l’effigie Laurée suivi par le 20c lauré.
Le 20c Lauré est émis en avril 1867. Pourtant, entre mai 1867 et le 2ème semestre 1868, le 20c NON Lauré qui est censé être retiré du service continu d’être autant présent sur les correspondances que le nouveau 20c Lauré ! Le tirage du 20c est pratiquement continu et s’effectue sur deux presses. En mars 1867 débute l’impression des timbres-poste à 20c à l’effigie de l’Empereur AVEC sa couronne de Lauriers mais sur une seule presse tandis que l’on continue à imprimer des timbres-poste à 20c à l’effigie de l’Empereur SANS sa couronne de Lauriers sur la seconde presse.
Cette situation, anormale, est la conséquence d’un problème technique. La deuxième planche d’impression du 20c à l’effigie de l’Empereur AVEC sa couronne de lauriers est défectueuse. Le 20c étant le timbre le plus utilisé, l’imprimerie est contrainte d’effectuer le tirage simultané des deux types de 20c. La présence de deux types de 20c n’ayant pas d’incidence postale, la priorité est donnée aux nouveaux 10c et le 80c à l’effigie Laurée qui sont émis fin 1867. Ce n’est qu’à partir de fin mai 1868 qu’une deuxième planche d’impression du 20c Lauré est enfin mise en service et que les deux presses impriment uniquement des 20c à l’effigie Laurée.
C’est qu’ainsi que pendant plus d’un an les bureaux de poste reçoivent et vendent indifféremment des timbres-poste à 20c à l’effigie de Napoléon III tête nue ou tête couronnée.